lundi 19 février 2018

Aquarelle



Une goutte de nos sangs
A glissée sur une nappe d’eau
On dirait une aquarelle
Qui se fait ou se défait
Sur l’infini bleu ciel.
Cela ressemble à un nuage
Qui se mélange 
Aux autres nuages.

 Une sensation étrange
 Traverse  mon corps,
Surprend mon âme,
Une petite marre
Au milieu du chemin
Reflète l’infinie.
La goutte de couleur
S'est évaporée.

mardi 6 février 2018

L'hiver




Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - 
de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art,
la souplesse des roseaux que la main du vent froisse,
en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.

Christian BOBIN
 des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.

mercredi 31 janvier 2018

Meditation



Toute la journée peut devenir méditation, 
Je crois bien que je vais acheter un mouton
pour chasser les pensées qui viennent sans crier gare
dans l'espace au dessus de mes épaules, 
comme sur l’astéroïde b612 où les baobabs seraient ,
 s'ils devenaient trop gros :  destructeurs.




samedi 13 janvier 2018

jeudi 11 janvier 2018

Le revêtement d'images




Alors je ne m’occupais plus de cette chose inconnue qui
s’enveloppait d’une forme ou d’un parfum, bien tranquille
puisque je la ramenais à la maison, protégée par le revêtement
d’images sous lesquelles je la trouverais vivantes, comme les
poissons que, les jours où on m’avait laissé aller à la
pêche, je rapportais dans mon panier, couverts par une couche
d’herbe qui préservait leur fraîcheur. Une fois à la maison je
songeais à autre chose et ainsi s’entassaient dans mon esprit
( comme dans ma chambre les fleurs que j’avais cueillies dans
promenades ou les objets qu’on m’avait donnés ) une pierre
où jouait un reflet, un toit, un son de cloche, une odeur de feuilles,
bien des images différentes sous lesquelles il y a longtemps qu’est
morte la réalité pressentie que je n’ai pas eu assez de volonté
pour arriver à découvrir.


                                                               Marcel Proust

            La recherche                    Du côté de chez Swann                Page 179 La Pléiade 1954



dimanche 31 décembre 2017

Bonne Année !!!!






Hier, j'étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd'hui, je suis sage et je me change moi-même.

       Rumî

Oser vivre, c'est oser mourir à chaque instant mais c'est oser également naître, c'est-à-dire franchir de grandes étapes dans l'existence où celui que nous avons été meurt pour faire place à un autre, avec une vision du monde renouvelée...

            L'audace de vivre  Arnaud Desjardins