mercredi 25 juillet 2012

Cette Vie M'Aime




Pouvez-vous concevoir la moindre différence entre vous-même
vous parlant et vous connaissant dans la fraternelle intimité de 
votre esprit, et un autre se parlant  et se connaissant dans la fraternelle
intimité de son esprit ? - et comme de toute évidence, ceci, c'est vous,
cela, c'est l'autre, c'est moi, pouvez-vous concevoir la moindre différence
entre moi et vous ?


Cette Vie M'Aime   Steve JOURDAIN 




samedi 7 juillet 2012

Impermanence




Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ;
En Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort.. Il s'ensuit que pour 
Dieu le présent n'existe pas.


Charles Baudelaire

dimanche 1 juillet 2012

Vision



" Plus on s'approche de la lumière, plus on se connaît plein d'ombres"

Christian BOBIN

mercredi 20 juin 2012

Adhyatma Yoga


                                                         "Abbaye de la Pierre qui Vire"

  C'est la voie qui va du relatif à l'absolu. L’ego a sa propre exigence d'absolu : il veut que tout soit parfait... tel qu'il l'entend. Sa perfection à lui, il veut la trouver dans l'amour et il est toujours déçu, dans le métier et il est toujours déçu, chez lui, au parti ou au club et il est toujours déçu. Il veut faire du relatif l'Absolu parce que le petit enfant croyait et voulait que l'amour et la puissance de son père et de sa mère soient absolus.     
  L'ego a raison de vouloir l'Absolu. L'homme ne peut se satisfaire que de l'Absolu. Mais l'ego le cherche là où il n'est pas.
  L'ego ne sait pas que la mort et la naissance sont une seule et même chose, qu'il n'y a pas de mort sans naissance et de naissance sans mort, qu'un même unique terme désigne cette double réalité et que ce terme c'est "flux".
  L'ego ne sait pas que l'Absolu est là, dans le relatif. L'Absolu est l'Absolu s'il n'y a pas un autre que lui. S'il y a un autre en face lui, l'Absolu n'est plus l'Absolu. Dire, comme on le fait souvent, que l'Absolu est "au delà" du relatif, c'est poser le relatif "en deçà" de l'Absolu. En terme d'advaïta, non-dualisme, Dieu n'est Dieu que si l'homme est Dieu. L'Absolu n'est l'Absolu que si le relatif est l'Absolu. Le relatif est l'Absolu s'il est totalement accepté en tant que relatif, si on lui retire toute fausse valeur d'Absolu.
  Si, relativement, je suis moi-même et non pas "un autre", si, relativement, je voie et sens l'objet en face de moi et non pas "un autre", le relatif peut être l'Absolu, ici et maintenant.


Arnaud DESJARDINS     Les Chemins de la Sagesse 2.

vendredi 8 juin 2012

Je s'éveil ?

       


  Si le mental nous ment très bien à nous même il trompe beaucoup moins les autres. "Ce que tu es crie si fort que je n'entends pas ce que tu dis".
 Ce que je suis c'est le coeur, ce que je dis le mental.
Ce que je suis c'est la profondeur, ce que je dis la surface.
L'homme qui a pris le chemin de la croissance intérieure à l'honnêteté, l'humilité et surtout
 le courage de s'accepter tel qu'il est, de ne pas nier son infantilisme. Il devient adulte dans
la mesure même où il reconnaît qu'il ne l'est pas.


  Ce mental est devenu tellement puissant, tellement envahissant que le pauvre je, le vrai je, le"coeur" est complètement étouffé, perdu de vue, incapable même de s'exprimer. Alors parfois il "éclate" dans l'éffort désordonné d'une colère ou d'un désespoir pour faire entendre sa voix de petit enfant affamé de pouvoir être lui même.


Arnaud Desjardins       Les chemins de la sagesse   pages 116   117






samedi 19 mai 2012

Le pont Mirabeau






Sous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
L'amour s'en va comme cette eau courante
            L'amour s'en va
       Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
            Ni temps passé 
       Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure


Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

mardi 8 mai 2012

Métamorphose



L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit.
La fleur n'est pas certitude de fruit.

  • Christian Bobin